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 Les rumeurs de Madame de Sévigné [Lydzi] [Relu] --> Posté

- Contre nous de la tyrannie, la baguette sanglante est levée -
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Lambert T. de Clermont
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Portoloins
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MessageSujet: Les rumeurs de Madame de Sévigné [Lydzi] [Relu] --> Posté   Sam 30 Avr - 11:18


Le Courrier de Madame de Sévigné
De Novembre à Décembre 1970.



«  Vous savez bien qu'une femme ne voit jamais les défauts de ceux qu'elle aime, je le dis souvent, et la jeune Bellombre semble s'être réellement éprise du cadet de Villeneuve. Ce sont là amours de jeunesse qui prennent habit de scandale. Mme Lenfant les aurait trouvés au lit tous deux, bien mal-en-point. Je ne saurais en dire davantage mais il semblerait que la fièvre les y avait gagnés.»

« Il faut que je vous narre une petite historiette qui est tout à l'honneur de la déléguée des Hiemes. Vous savez combien le calme des élèves de cette chère Marie Curie est un leurre ? J'en veux pour preuve la violence inhérente à notre fin bretteur sorcier Bertrand Lantheaume. Merlin merci, mademoiselle Lena Strauss lui a très sévèrement fait la leçon. »

«  L'agitation du corps semble calmer le trouble de l'âme. Ce charmant Beau Fleuret semble en appliquer le précepte et il aurait été aperçu à faire démonstration de tendresses affectueuses envers plusieurs jeunes filles de notre établissement. Une brune et une blonde dont je tairai les noms ; mais je suis persuadée qu'une rousse finira bien par succomber à son tour. Les hommes ont des petites manies que rien ne saurait arrêter et il ne faut guère se fier au loup même lorsqu'il a pelisse de mouton. »

« Je vous avais parlé du baiser échangé la dernière fois entre le capitaine de l'équipe de polo-ailé des Fons Joshua Kastelik et la déléguée automnale Dominique Archambault  n'est-ce pas ? Tout le monde les a vus main dans la main dernièrement. Il est des joies qui réchauffent les cœurs même lorsqu'ils ne battent plus comme le mien. »

« Vous savez combien j'aime à me tenir au courant des événements qui surviennent dans notre pays. La cour ne me manque plus cela dit et l’élégance de Beauxbâtons suffit à me ravir l’esprit et l'âme. J'aurais pourtant aimé me joindre à plusieurs des professeurs partis en expédition pour Paris. Certaines rumeurs parlent de formation particulière auprès du nouveau gouvernement. Je ne saurais prêter oreille à de telles sornettes mais, qui sait, peut-être reviendront-ils tous enfin convaincus des bienfaits de la couronne ? »

« Je ne sais ce qui se passe avec Ambroise Barreau. Rien n'est aussi bon que d'avoir une belle âme, on la voit en toutes circonstances, même lorsqu'un cœur se brise. Il me semble que ses regards sont chargés de regrets lorsqu'un certain enfant du printemps passe dans les couloirs. J'espère qu'il se consolera dans la certitude qu'Yvon de Villeneuve est aussi volage que sincère dans ses affections. »

« Certaines âmes sont nées pour l’aventure, elle coule dans leurs veines et gavent leurs humeurs. Un groupe d'étudiants hétéroclite aurait été aperçu dans les catacombes de l'école. Il m'est précieux de savoir des élèves aussi différents que les très jeunes Pierrot Schmitt et Mahaut Damourette en si bonne entente avec Lena Strauss, Bertrand Lantheaume ou Faustine de Villeneuve. Vous savez tout comme moi combien cette école est stricte cependant... Enfin, tant que nous aurons des élèves tant soit peu aventureux, nous ne nous pendrons point. »

« Ah ! Si vous saviez quelles péripéties les statues ont vécues dans la grande galerie du petit château ! Ce n'était que lamentations et j'ai dû les consoler vivement. Voyez-vous, parfois les élèves se montrent dissipés et font preuve d'une agitation peu commune. Ce jour là, quelques statues en ont durement fait les frais. Je sais combien cela est triste mais fort heureusement le professeur Lucain Lenfant s'est porté garant des réparations à fournir pour les préjudices causés. Homme bon et généreux ! Oh, mais je hais mortellement vous parler de tout cela. Ma conversation va comme une étourdie et je ne veux plus avoir à me souvenir du désarroi de ces pauvres œuvres. »

« Monsieur Delfino arbore un air bien sauvageon, mais ôtez cette image de votre esprit car je vous assure qu'il n'en est rien. Son cœur est tendre et bien que ses manières manquent de cette patine raffinée que l'on gagne en société, on y voit une timidité cordiale tout à fait touchante et honorable. J'ai bien peur cela dit que la douce Colette Belgarde ne partage guère mon avis. Une histoire de baignoire serait à l'origine d'un différend entre eux. Je ne pense pas que cela durera. Je vous dis les choses comme elles le sont et il faut bien faire preuve d'amitié lorsque l'on vit tous ensemble dans un château si vaste.»

« Il n'y a rien de plus heureux que de voir la jeunesse chevaucher ces magnifiques abraxans ! Pas plus tard que cette semaine j'ai été témoin d'un envol vertigineux de la part de ce joueur brun aestas, Valentin Bellamy. Il emportait Elena Rousselle derrière lui. Elle qui aime tant commenter les tournois de polo-ailé, voilà qu'enfin un joueur prestigieux l’entraîne pour une leçon particulière ! Elle semblait vive et ses joues roses étaient à croquer. Je ne serais pas étonnée d'apprendre que ce bon Bellamy ait profité de la grâce de leurs acrobaties pour lui glisser quelques galanteries à l'oreille. Vous connaissez mieux que moi la fougue des aestas, n'est-ce pas ?»

« C'est le garde-chasse qui s'est rendu compte de la supercherie, figurez-vous ! Avez-vous utilisé une colombe en ce début de novembre ? N'avez-vous pas constaté que certaines roucoulaient d'une manière fort étrange ? Un  farfadet facétieux serait à l'origine de tout ceci mais c'est probablement monsieur Delfino qui aura le fin mot de cette histoire. Toujours est-il que l'on s'est aperçu qu'une bouteille de whisky pur malt, breuvage ordinairement réservé à nos merveilleux abraxans, avait été versée dans les coupelles de nos colombes. Des oiseaux ivres ! Pourquoi pas des poissons ou des bateaux... »
Djinn Jinxed


AUX BAISERS QU'ON N'OSA PAS PRENDRE
A la compagne de voyage dont les yeux, charmant paysage, font paraître court le chemin qu'on est seul, peut-être, à comprendre et qu'on laisse pourtant descendre sans avoir effleuré la main. A celles qui sont déjà prises et qui, vivant des heures grises près d'un être trop différent, vous ont, inutile folie, laissé voir la mélancolie d'un avenir désespérant.
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