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 Les Personnages vacants

- Contre nous de la tyrannie, la baguette sanglante est levée -
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B. Perle de Béziade
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Identité magique
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- On frenchkiss des charmants -
MessageSujet: Les Personnages vacants   Mar 26 Avr - 12:46


François Honoré de Poitiers
feat. Matthew Daddario ou Nicolas Simoes (modifiable)

Nom: de Poitiers, le même nom noble que celui du célèbre entraîneur de polo ailé, oui ! Prénom de naissance: François, un choix qu'on peut croire paternel puisqu'il rappelle la liberté, celle que l'on ressent à dos d'abraxan. Prénom d'usage: Honoré, celui qui devrait être flatté, respecté et qui rime, malgré lui, avec plein de petits dérivés moqueurs. D' "empoté" à "savetier", les calembours paternelles ne cessent de fuser. Généalogie: Les de Poitiers sont une des célèbres familles nobles françaises. Très bons cavaliers au Moyen-Âge, ils se consacrent ensuite à l'élevage d'abraxans puis au polo ailé, le sport préféré des sorciers français. Aujourd'hui, il s'agit d'une famille très médiatisée qui doit sa popularité à Charles de Poitiers, le meilleur entraîneur du moment. Origines: Il est d'origine française et son sang est pur. Age: 20 ans Statut: Célibataire, mais ça ne l'étonnerait pas que sa mère cherche à le marier. Etudes/Profession: Filière de défense et sécurité avec option nature et découverte, de préférence.



Personnalité: Fier – Susceptible – Rigoureux – Coquet – Loyal – Travailleur – Beau-parleur – Leader – Distant bien qu'il cultive sa popularité
Honoré, c'est le genre de garçon que l'on ne peut pas ignorer. Déjà, c'est un nom, de Poitiers, ensuite c'est une démarche et un groupe d'amis superficiels qui rigolent et se pâme devant ses beaux yeux bruns. L'héritier est souriant, charmeur et populaire. Il aime qu'on l'observe et qu'on cherche à lui plaire. Il cultive en plus un goût certain pour les habits chics ce qui lui permet d'être un peu plus admiré. Malgré tout, Honoré est un jeune homme frustré par l'inattention paternelle qui cherche par tous les moyens à attirer cet ultime regard.
Parce que oui, depuis l'enfance, le garçon a été ballotté par sa mère à toutes les soirées mondaines auxquelles elle pouvait s'inviter. Il est donc très chouchouté par cette dernière de qui il se sent très proche. Son père, en revanche, bien plus bourru, le force à travailler dur, surtout en sport pour qu'il devienne son digne héritier, une charge qu'il porte lourdement sur ses épaules. Il en souffre même et s'approprie l'image du mec populaire pour cacher cette facette dérangeante de sa popularité. Parce que si ça ne tenait qu'à lui, il se retrouverait seul, à maudire la Terre entière et à ne chercher de soutien qu'auprès d'amis loyaux. Un luxe qu'il ne peut se permettre. Show must go on !

Aspirations:

- Avoir trois amis proches et populaires.
- S'inscrire en polo ailé et être pris.
- Moins dépendre du regard de son père.

Histoire et points clés du personnage: Honoré est l'héritier des comtes du Poitou et a grandi dans le château de Larochefoucault, une bâtisse impressionnante aussi bien par sa taille que par son faste. Habité depuis plusieurs siècles, les murs et la décoration n'ont pas changé. Bien sûr, les meubles sont plus modernes et la vie plus confortable, mais l'atmosphère de puissance n'a jamais cessé de régner. Dans ce château, on organise des bals, des galas et des soirées mondaines. C'est presque une signature, comme l'est le polo ailé. Les deux se marient à merveille et sont aujourd'hui représentés par Elisée, maîtresse de maison et véritable fashionistar, et Charles de Poitiers, ancien joueur puis entraîneur plébiscité par la foule et les journaux. Le fruit de leur union se résume à Honoré, un jeune homme qui subi ces deux héritages et qui essaie malgré tout de les marier intérieurement.

Honoré a toujours été entouré, qu'il s'agisse de ses nourrices, de ses gouvernantes, de ses elfes de maison ou de sa mère. Enfant de star, il a été traîné à tous les dîners mondains où certains le désignaient déjà comme le digne héritier de son père. On lui a appris à sourire devant les objectifs et à ne pas faire de remous pour ne pas finir en première page d'une gazette à scandale. Son père a essayé de le détourner de tous ces flashs en l'emmenant voir des matchs de polo-ailé et en le faisant monter à abraxan jeune. L'intention fut honorable, bien sûr, mais Honoré resta prisonnier de l'intérêt médiatique qui ne lui permit pas de satisfaire les exigences paternelles ; il y avait toujours une soirée, une visite, un entretien devant lequel il devait faire bonne figure. De la même manière, lors de ses 10 ans, lorsqu'il commença à avoir un djinn et à suivre ses premiers cours, des tabloïds écrivaient déjà sur ses exploits futurs et son soit-disant intérêt pour le sport ou les sciences. Honoré n'a jamais été tranquille et a du se composer un visage superficiel qu'il lui arrive de haïr.

Lorsqu'il arrive à Beauxbâtons, l'intérêt médiatique retombe ; il n'y a plus de dîners mondains, plus de journalistes, plus d'Elisée de Poitiers. Il ne reste que lui et son père. Cependant, à cause de la popularité qui pèse sur ses épaules, on l'a accueilli comme un fils de star et on ne s'est jamais dit qu'il pouvait être un simple enfant. Véritable leader par défaut, il attire les foules, notamment les bien nés qui se vantent volontiers de traîner avec une célébrité. Honoré a du mal à garder les pieds sur terre. Parfois, il aimerait que tout s'arrête, qu'il ne soit qu'un inconnu et que seul son père le regarde. Il aimerait se concentrer sur ses études, être le garçon sérieux et indépendant qu'il aspire à être au fond. Le masque qu'il s'est forgé plus jeune a du mal à se retirer et personne ne croirait de toute façon à son éventuelle profondeur ; Honoré est un garçon superficiel qui est né une cuiller en or massif dans la bouche, point. A lui de choisir maintenant s'il souhaite renverser la tendance, quitte à déplaire, ou au contraire s'enfermer dans cette image d'animal médiatique.


B. Perle de Béziade

► Show must go on


Il est arrivé plusieurs fois qu'Honoré ait envie de tout fiche en l'air, quitte à passer pour l'enfant indigne de la famille. Dans les moments de colère ou de dégoût, il a appris qu'il pouvait se tourner vers Perle, une jeune fille charmante qui a en plus la qualité d'être présidente du club de théâtre. Ils se retrouvent parfois tous les deux et elle l'aide à faire bonne figure, même dans les moments de doute. Adieu les mains qui tremblent, les sourires crispés et les regards fuyants. Grâce à elle, son faux caractère extraverti devient plus naturel comme s'il était véritablement l'homme superficiel qu'on s'imagine. Leurs rencontres ne sont que professionnelles et peut-être qu'Honoré aurait envie de plus ; peut-être aimerait-il se confier à la jeune fille et lui dire qui il est vraiment. Jouer la comédie le lassera sûrement au bout d'un moment. Il préférerait sans doute qu'on l'écoute et qu'on cherche à le comprendre, un truc qu'il ne peut pas exiger de sa nouvelle amie.









N. Joshua Kastelik

► You're in my spot


Joshua est fort, Joshua est joueur de polo-ailé et Joshua est surtout capitaine des Fons. Bien qu'aucune animosité n'existe à la base entre les deux garçons, Charles de Poitiers s'amuse à privilégier le vert pour humilier Honoré. Il n'est pas rare de l'entendre dire ouvertement qu'il aurait préféré un fils comme l'impur, que lui, au moins, réussit à gagner des matchs, qu'il devrait d'ailleurs l'emmener à la coupe du monde et que peut-être même il pourrait le reconnaître comme son digne héritier. Autant de phrases qui bourdonne dans la tête d'Honoré et qui ne l'aide pas à montrer ses propres talents. L'entente entre les deux garçons est assez glaciale bien que Joshua se sente lui-même gêné par l'intérêt trop vif que l'entraîneur porte à son égard. De son côté, l'héritier ne peut s'empêcher de vouloir mieux faire que le vert. Il ne le haït pas vraiment, il déteste surtout son talent et l'admiration que son père lui porte.










Un mot du Staff:



- L'avatar est totalement négociable. Il faut néanmoins garder à l'esprit qu'elle a 15 ans'il a 21 ans et que c'est le fils d'une marionnette de Beauxbâtons qui a le visage de Gérard Butler. La personnalité doit être brune et avoir un air fier.
- Seul le prénom de naissance est modifiable. En tant que PV, il fait partie du paysage de l'école et il arrive qu'elle soit mentionnée dans les RP ou les intrigues. Il n'est donc pas possible de lui faire changer d'identité.
- Il est important de suivre les grandes lignes. Vous pouvez broder autour mais certains points de l'histoire ou du caractère doivent rester tels quels. Vous pouvez vous reporter aux familles nobles pour en lire davantage sur les de Poitiers
- le polo aile n'est pas obligatoire mais il est vivement conseillé. On ne peut pas réserver de place à l'héritier donc nous le mettons ici juste en suggestion. Attention, certaines saisons ont déjà tous leurs joueurs donc repérez les places vacantes et écrivez le caractère de votre personnage en conséquence afin qu'il finisse dans la bonne saison et puisse postuler Hihi
- Pour plus d'informations, n'hésitez pas à contacter un membre du Staff Heart
Djinn Jinxed


She was like open doors and closed windows

She only closed up the things that let you look in. only let you in with shutters drawn and lights dimmed  because eyes are the windows to the soul
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Portoloins
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MessageSujet: Re: Les Personnages vacants   Jeu 5 Mai - 17:56


Louve Constance Delorme
feat. Shay Mitchell ou Naya Rivera (modifiable)

Nom: Delorme Prénom de naissance: Louve Prénom d'usage: Constance Généalogie: Constance est fille unique, issue d'une famille aisée. Son père est un moldu originaire de la commune de Lissy, sa mère une sorcière égyptienne venue s'installer en France peu après avoir rencontré son époux à Gizeh. Origines: Franco-égyptiennes Age: 18 ans Statut: Célibataire Etudes/Profession: GRACE, quatrième année, filière des Techniques Sorcières. 



Personnalité: Elle est Athos mais aurait tout aussi bien pu être surnommée Le Bon – Constance est discrète, patiente et diplomate – Profondément optimiste, c’est bien volontiers qu’elle accorderait à chacun sa chance – Cela ne fait pas pour autant d'elle quelqu'un de naïf. Son indulgence et sa pondération lui donnent accès aux deux ressources qu’elle juge indispensables en société et auxquelles elle essaie de se conformer : savoir faire la part des choses et être en mesure de se remettre en question – Elle a la délicatesse de ne pas s’effacer ni s’imposer à outrance : attentive toujours, juge si c’est ce que l’on attend d'elle, volubile si elle y est invitée. Elle est un pilier solide et, plus qu’elle ne s’épanche elle-même, reçoit les confidences pour s’en faire aussitôt la gardienne – Sa loyauté – elle ne sait pas trahir – la rend par ailleurs peu malléable. Elle n’attend jamais ouvertement de ses amis qu’ils lui retournent la pareille : cela explique sans doute ces riens de pudeur et de réserve qui subsistent malgré tout, et parfois malgré elle – C'est une jeune femme assez sensible et certaines petites choses, qu’il faut tout de même trouver, peuvent en un instant faire grossir son cœur. Les sourires, particulièrement, ont un ascendant prodigieux sur elle. Surtout les sourires inconnus, lancés spontanément au détour d’un couloir, sans jugement, sans vraiment de regard, ces sourires-au-hasard qui ont le pouvoir d’illuminer toute une matinée – Elle apprend raisonnablement à nuancer de prudence sa curiosité et son tempérament aventureux, pour compenser un peu les excès de son Aramis – Sa cape est dans les tons rouges.

Aspirations:

- Trouvez tous les lieux secrets de Beauxbâtons - ne vous faites pas couper l’herbe sous le pied !
- À terme, créez votre propre lieu secret - Léonard vous sera sans doute utile !
- Cartographiez tout le château de Chantilly. Qu’est-ce que cela signifie ? Qu’il va falloir faire en sorte qu’un RP ait été ouvert dans chaque lieu du forum. Naturellement, à trois, vous n’irez pas bien loin HRP, c’est pourquoi vous serez obligées de déléguer : vous pourrez considérer un lieu comme étant cartographié si vous comptez parmi vos liens un personnage ayant ouvert un RP à cet endroit. Naturellement, en RP, vous devrez partir du principe que ce sont vos personnages, les mousquetaires, qui ont exploré les lieux en question, autrement ça n’aurait pas de sens. Le but de cette aspiration est surtout de donner une dynamique HRP à votre quête et de vous motiver à créer des liens – ceux-ci n’auront pas forcément à être en rapport avec votre projet d’exploration, d’ailleurs.
- Aboutir à la création d’une carte magique une fois que l’exploration sera complétée !

Histoire et points clés du personnage: Constance est née dans le calme de la petite commune de Lissy, d'un père moldu français et d'une mère sorcière égyptienne de sang-mêlé. Elle a été éduquée selon des principes simples et bienveillants, de ceux qui forment les discrets anges gardiens plutôt que les humanistes militants.

Si un rien est susceptible de l’intéresser aujourd’hui, son père, architecte-urbaniste admirateur de Pierre Lescot, lui a cependant tout particulièrement transmis sa passion pour les arcanes de l'architecture. Un peu fantasque, il s'est toujours imaginé faire partie des descendants de l'architecte – inconnu à ce jour – qui aurait élaboré le plan d'origine du Château d'Écouen. Sa fantaisie et sa profonde gentillesse lui ont permis d'accepter l'héritage sorcier de son épouse sans trop de difficulté, même s'il n'en mesure assurément pas tout à fait les enjeux. Constance a grandi bercée par ses conversations loufoques exemptes de réel jugement. Quand il ne débattait pas au sujet des origines mystérieuses des Pyramides – la magie aurait tout à coup pu expliquer bien des choses –, il prétendait avec un aplomb enfantin que son épouse était maudite depuis qu'elle avait un jour mis son alliance en visitant lesdites Pyramides, se fiançant ainsi par mégarde à un pharaon disparu. Constance n'a compris que bien plus tard que c'était là une façon pour son père d'enjoliver sa demande en mariage et de rendre justice à la beauté de son aventure conjugale qui peut, de fait, s'apparenter à bien des égards à une heureuse malédiction.
Sa mère, tombée sous le charme de la France et de son moldu de mari, n'était pas au fait des usages français en termes d'initiation à la sorcellerie ; Constance a donc fait son apprentissage à la Maison Royale de Saint-Louis. Naturellement, elle a tout de même pu apprendre quelques petits tours propres aux sorciers égyptiens – que vous êtes libre d'inventer, en restant raisonnable.

Constance parle très peu de son environnement familial. L'excentricité de son père est à ses yeux un jardin secret qu'elle ne veut absolument pas soumettre à l'appréciation des autres. Elle en a conçu une certaine discrétion qui ne manque pas de la faire passer auprès de ses camarades pour un personnage énigmatique prompt à détourner le sujet des conversations vers les autres. Sa scolarité à la Maison Royale de Saint-Louis n’en a pas moins été heureuse. Elle y rencontre Solène, fragilisée par sa situation familiale mais peu disposée à se morfondre. Constance, charmée, ne l’a plus quittée depuis. Ce sont des personnes généreuses mais malchanceuses comme Solène – et plus tard Muscarine – qui l’ont rendue plus sensible que jamais à son propre bonheur : consciente d’avoir beaucoup de chance et reconnaissante envers le sort, Constance s’est jour après jour nimbée du puissant charisme de la bonté.

À quinze ans, l’école de Beauxbâtons devient véritablement son deuxième foyer. Elle en aime l’histoire, la vie bouillonnante en dépit des règles strictes qui imposent aux élèves une saine discipline ; mais par-dessus tout, elle en aime l’architecture. Les mots ne suffisent pas cependant et il lui est impossible d’avoir son père au fond des yeux lors de ses longues déambulations. Formulant ce qu’il perçoit chez sa fille comme un vague désir de partager ses découvertes sans réserve, c'est lui, irréductible passionné d'architecture, qui lui demande de « cartographier » le château magique de Chantilly. Il n’a jamais cessé depuis de prendre la chose très au sérieux et Constance s’est elle-même laissée aller à la curiosité. Il lui envoie d’ailleurs régulièrement du matériel pour mieux mener son exploration, notamment du papyrus magique rapporté d’Égypte pour y tracer la moindre de ses découvertes. Beauxbâtons renferme tant de secrets. Pas forcément bons à découvrir, du reste. Vous l'aurez compris, c'est lui qui s'est chargé de romancer la quête exploratoire de sa fille. De l'aventure, du mystère, peut-être même du danger... Il ne manquait plus que deux autres comparses, et le nom « Les Trois mousquetaires » était tout trouvé. Ridicule ? Le phénomène n’en a pas moins pris de l’ampleur au nez et à la barbe du corps enseignant !

Depuis que Muscarine a été initiée, le groupe a en effet pris une couleur plus malicieuse, s’adonnant à de mauvais tours sans conséquence – mais si. – entre deux explorations. Naturellement, jamais personne ne les a démasquées, de même que leur projet est rigoureusement tenu secret. On ne peut que les soupçonner – à supposer que Constance, avec la sagesse qu’on lui connaît, puisse faire l’objet du moindre soupçon à ce sujet. Qui pourrait s’imaginer qu’elle ait pu échanger les tenues des joueurs de polo ailé quelques minutes avant un match ou qu’elle ait consenti à ce que Muscarine enchante les livres de BEM stockés dans la salle de Madame Deauclerc pour leur faire dire des gros mots ? Dans l’imaginaire des élèves, « Les Trois mousquetaires » sont des garçons turbulents, farceurs qu’on laisse faire puisqu’ils ne font pas trop de dégâts – et qu’ils ne laissent de toute façon aucune trace. Ils ne sont connus qu’à travers la signature qu’ils inscrivent sur le sol ou le mur après avoir commis un méfait : un dessin stylisé de trois baguettes croisées, au lieu des deux qui ornent le blason de Beauxbâtons, geste de ralliement qu’elles esquissent à l’abri des regards avant de partir à l’aventure.

Officiellement, tout ce qu’il y a d’étrange, chez ces filles-là, ce sont les capes de couleur qu’elles endossent parmi celles noires et grises de leurs camarades.

Il ne fait plus aucun doute que « Les Trois mousquetaires » contribuent à la magie et à l'aura de mystère de Beauxbâtons. Mais maintenant que leur nom a pris une couleur ironique suite à la Restauration, quel sera leur rôle au coeur des enjeux inédits qui agitent l’académie ?


A. Solène Paradis

► Une amie venue des nuages, avec soleil et pluie comme simples bagages.


Constance a rencontré Solène dès son arrivée à la Maison Royale de Saint-Louis. Du haut de ses douze ans déjà infiniment sages et posés, il n'a pas été bien difficile de remarquer ce petit bout de chou sans le moindre repère qui se cognait maladroitement à chaque coin de vie. Perdus, ils le sont tous. Quand on arrive à la Maison Royale de Saint-Louis, c'est souvent qu'on a été arraché à sa famille, que la magie nous est abruptement tombée sur la tête, éventuellement après des signes précurseurs auxquels on n'a pas voulu faire attention. Constance a eu la chance d'y avoir été envoyée par choix, ce qui l'a rendue d'autant plus sensible à l'infortune de ses camarades. Pourquoi s'être arrêtée à celle-ci tout particulièrement ? Qui pouvait vous bousculer un peu trop fort sans faire exprès, qui ne parvenait pas à maîtriser la brusquerie de ses gestes une fois sa baguette en main, qui semblait assommée par des tourments dont elle n'avait pas tout à fait conscience, qui ne parlait jamais de retourner chez elle durant les vacances scolaires et dont les yeux exprimaient pudiquement la douleur quand sa bouche s'obstinait à demeurer close. Solène était terriblement touchante. Elle l'est toujours. Constance n'a jamais eu « l'indécence » de le lui dire, mais elle a vécu sa rencontre avec Solène comme un véritable coup de foudre amical. Inutile de l'expliquer davantage. Depuis elle fait partie de sa vie, occupant ses jours avec la tendresse discrète d'un chat. Plus jeunes, elles ont passé la plupart de leurs vacances ensemble, chez les parents de Constance qui, sans se substituer aux siens, n'en ont pas moins joué un rôle important dans sa stabilité personnelle. Constance n'a présenté sa famille à personne d'autre à ce jour, et c'est très naturellement qu'elle a initié sa petite protégée à ce projet un peu fou qu'est la cartographie du château de Chantilly. Aujourd'hui elles ne sont jamais très loin l'une de l'autre. Solène s'est irrémédiablement attachée, quoique Constance la pousse à chérir son indépendance, tâchant de ne pas l'étouffer. Mais elles ont une facilité à être ensemble qui apaise la cadette mieux que n'importe quel remède. Elle aime – instinctivement plus que consciemment – la façon qu'a Constance de l'encourager sans condescendance, de la tirer généreusement vers le haut sans jamais lui faire sentir ce qu'elle vit comme des insuffisances. Elle ne lui fait pas sentir non plus ce qu'elle lui doit. La sérénité et la bonté de Constance, en somme, agissent sur Solène comme une source de chaleur sur un poussin. Mais Constance sait qu'elle éprouve par là même ses propres limites : si elle a horreur de s'imposer, elle tient tant à Solène qu'elle peine parfois à contenir son désir viscéral de la protéger. L'imprudence de Muscarine qui ne cherche pas à la ménager quand elle l'attire dans ses frasques et le retour de la Monarchie sont des éléments perturbateurs qu'elle n'est pas certaine de savoir gérer avec sa placidité habituelle. Le moment est-il venu pour Constance de se rappeler qu'elle n'a après tout que dix-huit ans ?









V. Muscarine Brival

► Ton amour est comme un enfant.


Au début, Muscarine ne l'a pas aimée. Elle venait tout juste de faire sa rentrée à Beauxbâtons, les nerfs encore trop éprouvés par le drame familial qui avait agité son foyer. Constance s'est retrouvée plusieurs fois sur son chemin, par hasard ; la première, pour la défendre posément auprès d'un délégué qui suggérait une heure de retenue afin de punir un petit écart ; la deuxième, pour lui donner un renseignement qu'elle n'avait même pas eu besoin de demander explicitement ; la troisième, parce qu'elles s'étaient rencontrées dans le même endroit isolé, l'une poussée par l'envie de se recueillir au calme, l'autre tirant par la cravate un camarade plus âgé... Constance n'a pas fait la moindre remarque. Constance a cette façon absolument insupportable de laisser les gens vivre sans avoir l'air de porter le moindre jugement. En somme Constance lui a d'abord semblé trop lisse, trop généreuse pour être honnête, et Muscarine à ce moment-là ne pouvait plus voir la bonté en peinture. Elle s'est énervée. Alors qu'elle aurait tout aussi bien pu rester tranquille de son côté, elle a cherché, par l'insolence qu'elle s'était composée, à fissurer ce qu'elle croyait être une carapace d'hypocrisie. Résultat ? Elle s'est douloureusement heurtée à un mur de ouate, tout fait de sourires modestes, de patience et de répartie bienveillante mêlée de drôlerie. Constance ne s'est même pas donné l'air de lui taper gentiment sur la tête. Il a fallu du temps à Muscarine pour revenir de sa profonde vexation. Et en vérité, elle se serait sans doute définitivement éloignée si elle n'avait pas – encore, toujours par hasard – découvert un lieu secret avant que l'intuition de sa camarade ne l'y ait menée à son tour. Ce n'est que quelques mois plus tard, alors qu'elle était âgée de seize ans, que Constance est revenue vers elle pour la faire entrer définitivement dans sa vie. « Les Trois mousquetaires ? » Muscarine a d'abord trouvé ça un peu niais. Puis elle s'est laissée prendre au jeu, charmée par les petits risques qu'impliquait un tel projet, et bien décidée à y ajouter sa propre patte : bouleverser ne serait-ce qu'un peu la vie trop bien réglée de Beauxbâtons est devenu l'un de ses plus grands plaisirs et, du même coup, l'une des signatures des « Trois mousquetaires » dans l'imaginaire des étudiants. Mais ne risque-t-elle pas d'aller un peu trop loin ? On sait tous après tout le rôle qu'a joué Aramis dans le sort tragique de Porthos. Constance veille. Cependant elle subit comme tout le monde le charme caustique de sa cadette, fascinée sans le montrer par son brillant esprit, mais inquiète malgré elle en considérant sa versatilité et son tempérament de saboteuse affective. Muscarine, qui n'aime pas vraiment l'ascendant que Constance a pris sur elle sans même le vouloir, a vis-à-vis d'elle le comportement d'un chat mal apprivoisé. Incorrigible, elle la provoque régulièrement, peut-être plus obstinément encore depuis qu'elle perçoit intuitivement l'appréhension de sa camarade en apparence si sereine. C'est que Muscarine a peur, sans doute. C'est qu'elle ne veut pas admettre à quel point Constance porte bien son nom, ne veut pas croire qu'elle puisse être effectivement si solide, si fiable, quand ses propres parents n'ont pas su être à la hauteur de leurs bons sentiments. Elle refuse que Constance lui fasse défaut à son tour. Alors Muscarine éprouve ses limites, pour que tout s'effondre enfin. Pour en finir avant d'être irrémédiablement déçue par une jeune fille qu'elle aime tant et qui, armée de sa patience et de sa bonté, menace chaque jour insolemment de faire surgir le meilleur d'elle-même.









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Un mot de l'auteur:



Coucou ! Ici Apolline ! :happy:
Si tu es arrivé.e jusque-là, c'est sans doute que l'un de nos trois mousquetaires a durablement attiré ton attention. Kev J'en suis très heureuse et j'espère de tout cœur que ces quelques lignes supplémentaires aboutiront à une inscription !

Tout d'abord, sache que l'avatar est tout à fait négociable, tant que la célébrité ressemble à peu près à une jeune fille franco-égyptienne de dix-huit ans. :mih: La bonté est le trait dominant de ce personnage, mais Constance est aussi discrète et réservée, tu peux donc tout à fait choisir une célébrité qui semble plus "mystérieuse" que bienveillante.

J'ai donné les grandes lignes de la personnalité qui sont bien sûr à respecter, puisque Constance s'inscrit dans une dynamique de groupe bien particulière qu'elle équilibre par ailleurs. Cependant ce ne sont que les grandes lignes et tu es chaleureusement invité.e à les compléter selon ta convenance pour t'approprier pleinement le personnage. :mih:

Quant à l'histoire, seul l'environnement familial a vraiment de l'importance, la figure du père surtout, qui est en grande partie l'instigateur du projet des trois mousquetaires. Il va de soi que Constance ayant eu une vie tranquille et joyeuse, son passé ne sera sans doute pas le moment décisif de ta fiche. mdr Les drames potentiels se situent surtout dans ses liens et dans son projet de cartographie du château de Chantilly. L'histoire des Trois mousquetaires est par ailleurs une ligne directrice que tu es libre d'exploiter davantage ou non. Brille

Tu as totalement carte blanche pour le Djinn. Heart
Enfin, personne ne te demande un rythme effréné : tu peux tout à fait te "contenter" du message réglementaire par mois, ce sera déjà magnifique. Boogy Ajoutes-y une écriture un minimum soignée, et tout le monde sera conquis ! :apo:

S'il y a la moindre interrogation, n'hésite pas à me contacter par ici ou à t'adresser directement à un membre du Staff. :happy: En espérant que tu céderas à la tentation... :mih:
Djinn Jinxed


Dernière édition par C. Apolline Bellombre le Ven 6 Mai - 18:09, édité 8 fois
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MessageSujet: Re: Les Personnages vacants   Jeu 5 Mai - 18:50


Alix Solène Paradis
feat. Bridget Satterlee ou Kristina Bazan (modifiable)

Nom: Paradis Prénom de naissance: Alix Prénom d'usage: Solène Généalogie: Solène a vu le jour à Rouen au sein d'un foyer moldu très modeste, aînée de deux sœurs et d'un frère. Ses parents, qui ont toujours dû travailler d'arrache-pied, ont été trop peu disponibles pour leurs enfants. Solène a bien trouvé parmi les sorciers des cousins très éloignés, mais elle ne s'en est jamais vraiment rapprochée. Origines: Françaises Age: 16 ans Statut: Célibataire Etudes/Profession: Deuxième année, IDEAL.



Personnalité: Elle est Porthos mais aurait tout aussi bien pu être surnommée La Brute - Elle se sent bête pour un rien - Et se fait du même coup une montagne du moindre succès - Vaniteuse de sa beauté, qu’elle voit comme une compensation de son défaut d’intelligence - Elle est souvent maladroite dans sa façon de s’exprimer - Elle a vraiment un bon fond - Le retour à la Monarchie l’a laissée profondément perplexe, et elle craint, encore très vaguement, que le nouveau régime ne lui fasse sentir plus douloureusement encore sa basse extraction, et pire, son ascendance moldue. - Elle est endurante à la souffrance, au sens où elle ne sait pas vraiment mettre de mots sur ses peines, ni y penser avec profondeur ; par ailleurs il ne lui viendrait jamais à l’idée de se plaindre - Elle s’apparente à un gros chien : maladroite dans sa tendresse, dans ses jeux, jusqu’à pouvoir faire mal sans le faire exprès par moments ; du genre à aimer inconditionnellement, à rester fidèle à ses amis, même après les pires coups bas, dont elle ne semble jamais vraiment garder la mémoire - Muscarine a une mauvaise influence sur elle et la met souvent en danger, sans mesurer à quel point ; Solène se fait généralement punir à sa place et n’a par ailleurs jamais l’éloquence nécessaire pour se soustraire à une punition, même - surtout - quand elle ne l’a pas méritée. Et puis, elle a une fâcheuse propension à vouloir encaisser à la place de ceux qu’elle aime - Elle met volontiers son intrépidité au service de l’exploration, une façon comme une autre de se sentir utile. Elle accorde sa prédilection aux lieux extérieurs. - Sa cape est dans les tons violets.

Aspirations:

- Trouvez tous les lieux secrets de Beauxbâtons - ne vous faites pas couper l’herbe sous le pied !
- À terme, créez votre propre lieu secret - Léonard vous sera sans doute utile !
- Cartographiez tout le château de Chantilly. Qu’est-ce que cela signifie ? Qu’il va falloir faire en sorte qu’un RP ait été ouvert dans chaque lieu du forum. Naturellement, à trois, vous n’irez pas bien loin HRP, c’est pourquoi vous serez obligées de déléguer : vous pourrez considérer un lieu comme étant cartographié si vous comptez parmi vos liens un personnage ayant ouvert un RP à cet endroit. Naturellement, en RP, vous devrez partir du principe que ce sont vos personnages, les mousquetaires, qui ont exploré les lieux en question, autrement ça n’aurait pas de sens. Le but de cette aspiration est surtout de donner une dynamique HRP à votre quête et de vous motiver à créer des liens – ceux-ci n’auront pas forcément à être en rapport avec votre projet d’exploration, d’ailleurs.
- Aboutir à la création d’une carte magique une fois que l’exploration sera complétée !

Histoire et points clés du personnage: Solène est une sorcière né-moldue issue d’une famille très modeste - trop populaire auraient dit les plus méprisants. Elle a grandi à Rouen, entre une mère qui multipliait les petits boulots à l’usine et un père maçon, tous deux éreintés et peu disponibles pour leurs enfants - Solène étant l’aînée d’une fratrie composée de deux autres sœurs et d’un frère. Il ne faut pas se leurrer : son environnement familial l’a abrutie plus qu’il n’a contribué à son épanouissement intellectuel et elle n’a pas les facilités de certains de ses camarades à Beauxbâtons. Il est responsable de plusieurs de ses contradictions : elle a la simplicité et la droiture passives des gens modestes qui acquiescent à leur sort sans jamais avoir l’idée de piétiner les autres pour s’élever. Sans grande délicatesse, sa gaucherie en société confine à la rudesse ; on lui pardonne toutefois, parce qu’elle est d’un tempérament profondément bon par ailleurs. Néanmoins, éprouvée par ses difficultés voire ses insuffisances, elle en a conçu une forme improbable d’orgueil : elle tire vanité du moindre succès, qu’elle vit immanquablement comme une revanche sur sa trop basse extraction. Elle est, de la même façon, vaniteuse de sa beauté dont elle s’est aperçue qu’elle lui ouvrait bien des portes, lui attirait bien des sympathies dans un monde fondé sur les apparences. Elle a viscéralement compris que la grâce de sa figure pouvait suppléer en partie à son défaut d’intelligence ; du reste elle n’a pas la subtilité d’en avoir honte, même si elle sent très vaguement qu’il y aurait un cas de conscience à avoir là-dedans.

Le surgissement de la magie dans sa vie a été un désastre. Non seulement elle n’a eu aucun référent sorcier dans sa famille proche, mais en plus ses parents n’ont pas été en mesure de concevoir - encore moins d’accepter - sa différence. Ils n’ont pas pour autant compris que leur fille leur soit arrachée pour débuter son initiation à la Maison Royale de Saint-Louis l’année de ses dix ans. Pour eux, il aurait été plus simple qu’elle puisse renier son héritage magique et qu’elle reste normale, à leurs côtés. Ils n’étaient peut-être pas bien fins, mais ils ont senti l’arrachement prématuré de leur progéniture - dix ans ! - d’une façon tout animale. Solène a été peinée. Pas seulement à cause de la séparation, mais aussi parce qu’elle a été confrontée plus cruellement que jamais aux perspectives limitées de ses parents incapables de dépasser l’inimaginable, et impuissants une fois encore face à leur sort. Il y a eu une rupture. Son père n’a plus voulu entendre parler de magie, et sa mère, trop occupée avec son travail et ses autres enfants, s’est abrutie davantage dans l’épuisement, parfois dans l’alcool. Solène a fini par ne plus rentrer, son absence “compensée” peu à peu par le reste de sa fratrie. C’est surtout son amie Constance, rencontrée à la Maison Royale de Saint-Louis, qui lui a permis de conserver un entourage bienveillant - elle a d’ailleurs développé à son égard un tempérament de chien fidèle.
Du reste, l’administration de la Maison Royale de Saint-Louis l’a bien aidée à trouver des sorciers parmi ses cousins très éloignés, mais il est plus difficile encore dans ces cas-là de se défaire de la sensation de s’imposer. Ses manières un peu rustres, du surcroît, l’empêchent souvent de se faire aussi petite qu’elle le voudrait.

Quoiqu’elle ne se plaigne jamais, Solène a assez mal vécu l’excellence de Beauxbâtons et s’est vite sentie distancée. Constance l’a beaucoup aidée, à tous les niveaux : en l’accompagnant dans ses études du mieux qu’elle pouvait et en l’initiant à son projet de cartographie dès son entrée à l’académie. Solène voit dans le groupe qu’elles forment avec Muscarine une véritable échappatoire, bien qu’il lui arrive de ne pas en sortir indemne.


L. Constance Delorme

► J'ai tout appris de toi comme on boit aux fontaines.


Constance a rencontré Solène dès son arrivée à la Maison Royale de Saint-Louis. Du haut de ses douze ans déjà infiniment sages et posés, il n'a pas été bien difficile de remarquer ce petit bout de chou sans le moindre repère qui se cognait maladroitement à chaque coin de vie. Perdus, ils le sont tous. Quand on arrive à la Maison Royale de Saint-Louis, c'est souvent qu'on a été arraché à sa famille, que la magie nous est abruptement tombée sur la tête, éventuellement après des signes précurseurs auxquels on n'a pas voulu faire attention. Constance a eu la chance d'y avoir été envoyée par choix, ce qui l'a rendue d'autant plus sensible à l'infortune de ses camarades. Pourquoi s'être arrêtée à celle-ci tout particulièrement ? Qui pouvait vous bousculer un peu trop fort sans faire exprès, qui ne parvenait pas à maîtriser la brusquerie de ses gestes une fois sa baguette en main, qui semblait assommée par des tourments dont elle n'avait pas tout à fait conscience, qui ne parlait jamais de retourner chez elle durant les vacances scolaires et dont les yeux exprimaient pudiquement la douleur quand sa bouche s'obstinait à demeurer close. Solène était terriblement touchante. Elle l'est toujours. Constance n'a jamais eu « l'indécence » de le lui dire, mais elle a vécu sa rencontre avec Solène comme un véritable coup de foudre amical. Inutile de l'expliquer davantage. Depuis elle fait partie de sa vie, occupant ses jours avec la tendresse discrète d'un chat. Plus jeunes, elles ont passé la plupart de leurs vacances ensemble, chez les parents de Constance qui, sans se substituer aux siens, n'en ont pas moins joué un rôle important dans sa stabilité personnelle. Constance n'a présenté sa famille à personne d'autre à ce jour, et c'est très naturellement qu'elle a initié sa petite protégée à ce projet un peu fou qu'est la cartographie du château de Chantilly. Aujourd'hui elles ne sont jamais très loin l'une de l'autre. Solène s'est irrémédiablement attachée, quoique Constance la pousse à chérir son indépendance, tâchant de ne pas l'étouffer. Mais elles ont une facilité à être ensemble qui apaise la cadette mieux que n'importe quel remède. Elle aime – instinctivement plus que consciemment – la façon qu'a Constance de l'encourager sans condescendance, de la tirer généreusement vers le haut sans jamais lui faire sentir ce qu'elle vit comme des insuffisances. Elle ne lui fait pas sentir non plus ce qu'elle lui doit. La sérénité et la bonté de Constance, en somme, agissent sur Solène comme une source de chaleur sur un poussin. Mais Constance sait qu'elle éprouve par là même ses propres limites : si elle a horreur de s'imposer, elle tient tant à Solène qu'elle peine parfois à contenir son désir viscéral de la protéger. L'imprudence de Muscarine qui ne cherche pas à la ménager quand elle l'attire dans ses frasques et le retour de la Monarchie sont des éléments perturbateurs qu'elle n'est pas certaine de savoir gérer avec sa placidité habituelle. Le moment est-il venu pour Constance de se rappeler qu'elle n'a après tout que dix-huit ans ?









V. Muscarine Brival

► Alchimie de la douleur.


Quiconque observerait un tant soit peu leur relation s'apercevrait qu'elle est fortement déséquilibrée. Pourtant Solène et Muscarine semblent s'être bien trouvées. Elles sont de ces amies dont on dirait que rien ne peut les séparer, et c'est sans doute vrai. Solène est reposante. Elle n'est ni assez clairvoyante, ni assez indiscrète pour pratiquer la psychanalyse de qui que ce soit. Elle perçoit et comprend à peine sa propre douleur, alors comment pourrait-elle appréhender celle des autres autrement qu'à la façon d'un animal ? Chez elle, tout est instinctif. Elle éprouve le mal comme on subit un événement, et ne s'en explique jamais la cause à fond. Elle subit Muscarine de la même manière. Elle l'accepte comme une évidence, avec tous ses défauts, toutes ses contradictions, sans chercher à la changer, sans lui trouver d'excuse, et s'y brûle sans même en avoir pleinement conscience. Ensemble, elles s’oublient. Muscarine agit sur elle comme un chant de sirène. Solène, à son contact, développe une endurance aux coups bas. Néanmoins, jusqu'où pourra-t-elle l'endurer ? Toxique Muscarine. D'aucuns lui auraient déjà tourné le dos. Mais Solène, après avoir séché les larmes de douleur au coin de ses yeux, finit toujours par lui sourire. Même après ces trop nombreuses nuits, en pleine fuite au cœur du château de Chantilly, même après une chute dans des escaliers trop étroits, même après s'être faite attraper par un enseignant – avec un ticket pour les hospices en prime –, même après avoir vu Muscarine s'enfuir pour se soustraire aux punitions, sans chercher à lui venir en aide. Muscarine a ensuite une façon de lui couvrir le visage de baisers qui lui fait tout oublier, qui lisse chaque pli de colère apparu au creux de ses joues, entre ses sourcils, à ses tempes ; de la prendre dans ses bras des heures durant, à lui passer doucement les doigts dans les cheveux, sans manifester le moindre signe d'impatience, comme s'il lui était tout aussi naturel de la caresser que de la blesser. Il y a chez Muscarine une cruauté tout enfantine qui lui rappelle peut-être la fratrie qu'elle n'a plus. Et Solène est bonne pâte, oui, malléable comme de la pâte à modeler. Muscarine peut en couper un morceau pour le recoller grossièrement ensuite, en polissant la nouvelle jointure du bout des doigts. Vraiment, c'est à se demander comment le couple d'amies qu'elles forment n'a pas encore implosé. Mais Solène a des étoiles plein les yeux en écoutant Muscarine parler. Elle ne s'aperçoit pas des inquiétudes muettes de Constance à son – à leur – sujet.









Vous ?

► Nom du lien


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Un mot de l'auteur:



Coucou ! Ici Apolline ! :happy:
Si tu es arrivé.e jusque-là, c'est sans doute que l'un de nos trois mousquetaires a durablement attiré ton attention. Kev J'en suis très heureuse et j'espère de tout cœur que ces quelques lignes supplémentaires aboutiront à une inscription !

Tout d'abord, sache que l'avatar est tout à fait négociable (même si j'ai beaucoup de tendresse pour Bridget Hihi) ! Solène n'a pas nécessairement à être blonde. J'imagine une physionomie assez douce, donc tu as largement de quoi faire parmi toutes les célébrités en vogue (ou pas, d'ailleurs !) du moment. Heart

J'ai donné les grandes lignes de la personnalité qui sont bien sûr à respecter, puisque Solène s'inscrit dans une dynamique de groupe bien particulière. Cependant ce ne sont que les grandes lignes et tu es chaleureusement invité.e à les compléter selon ta convenance pour t'approprier pleinement le personnage. :mih:

Quant à l'histoire, le désastre qu'a représenté l'arrivée de la magie dans sa vie est véritablement important, de même que le milieu très modeste où elle a grandi. Ce sont vraiment eux qui ont fait de Solène ce qu'elle est. Ensuite viennent les influences de Constance et Muscarine. À part ces points-là, tu es libre d'approfondir son passé comme bon te semble. Heart

L'histoire des Trois mousquetaires est par ailleurs une ligne directrice que tu es libre d'exploiter davantage ou non. Brille Quant aux renseignements relatifs au projet de cartographie du château de Chantilly, tu les trouveras surtout dans la fiche du scénario de Constance. N'hésite pas à la consulter ! :mih: Dans l'ensemble, nos trois mousquetaires se veulent un équivalent français des maraudeurs de Poudlard. Heart

Tu as totalement carte blanche pour le Djinn. Heart
Enfin, personne ne te demande un rythme effréné : tu peux tout à fait te "contenter" du message réglementaire par mois, ce sera déjà magnifique. Boogy Ajoutes-y une écriture un minimum soignée, et tout le monde sera conquis ! :apo:

S'il y a la moindre interrogation, n'hésite pas à me contacter par ici ou à t'adresser directement à un membre du Staff. :happy: En espérant que tu céderas à la tentation... :mih:
Djinn Jinxed


Dernière édition par C. Apolline Bellombre le Sam 7 Mai - 16:43, édité 9 fois
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Invité
Portoloins
Identité magique
- On frenchkiss des charmants -
MessageSujet: Re: Les Personnages vacants   Jeu 5 Mai - 19:38


Violette Muscarine Brival
feat. Kaya Scodelario ou Marie Avgeropoulos (modifiable)

Nom: Brival Prénom de naissance: Violette Prénom d'usage: Muscarine Généalogie: Née à Paris, issue d'une famille de sang-purs. Sa mère a fait carrière dans les finances, son père a été un précepteur magique. Elle a un frère plus âgé qu'elle de deux ans.  Origines: Françaises Age: 17 ans Statut: Célibataire Etudes/Profession: Troisième année, GRACE.  



Personnalité: Elle est Aramis mais aurait tout aussi bien pu être surnommée Le Truand – Insolente – Cynique – Dotée d'un esprit artiste qui confine au visionnaire par moments, on vous dira sans doute qu'elle est merveilleuse à entendre et à côtoyer : elle aime brûler la vie et les gens autour, mais son refus d'aller au bout des choses aura vite fait de donner des envies de meurtre à ceux qui la fréquentent ; elle se dérobe immanquablement, sans se soucier de ce qu'elle peut bien briser au passage – Parallèlement, elle a une incorrigible tendance à l'autodestruction sentimentale –  Le fait qu’elle soit corrosive pour les autres aussi bien que pour elle-même n’implique étrangement pas de travers comportementaux telle que la consommation d’alcool ou de drogue : Muscarine boit et fume relativement peu, ne se drogue pas, non seulement parce qu’elle n’a pas spécialement besoin de ces substances pour se désinhiber, mais aussi parce qu’elle n’aime pas la vulnérabilité et la volubilité qu’elles peuvent provoquer – Elle ne supporte pas que quelqu'un prétende être en mesure de la canaliser et ne recule jamais devant la perspective d'un coup bas pour se débarrasser des prétentieux de ce type – Les responsabilités ont un effet désastreux sur elle : elle a alors tendance à abuser de ses privilèges – Elle se croit à l'abri des regrets – Elle a une très fâcheuse propension à entraîner Porthos dans ses extrêmes – Elle a une meilleure intuition que ses comparses : c'est souvent elle qui débusque les lieux secrets – Elle a d’ailleurs une prédilection pour l'exploration des toits et ses dangers : elle est persuadée qu’il y a un lieu secret, là-haut – Sa cape est dans les tons verts.


Aspirations:

- Trouvez tous les lieux secrets de Beauxbâtons - ne vous faites pas couper l’herbe sous le pied !
- À terme, créez votre propre lieu secret - Léonard vous sera sans doute utile !
- Cartographiez tout le château de Chantilly. Qu’est-ce que cela signifie ? Qu’il va falloir faire en sorte qu’un RP ait été ouvert dans chaque lieu du forum. Naturellement, à trois, vous n’irez pas bien loin HRP, c’est pourquoi vous serez obligées de déléguer : vous pourrez considérer un lieu comme étant cartographié si vous comptez parmi vos liens un personnage ayant ouvert un RP à cet endroit. Naturellement, en RP, vous devrez partir du principe que ce sont vos personnages, les mousquetaires, qui ont exploré les lieux en question, autrement ça n’aurait pas de sens. Le but de cette aspiration est surtout de donner une dynamique HRP à votre quête et de vous motiver à créer des liens – ceux-ci n’auront pas forcément à être en rapport avec votre projet d’exploration, d’ailleurs.
- Aboutir à la création d’une carte magique une fois que l’exploration sera complétée !

Histoire et points clés du personnage: Muscarine est issue d'une famille de la bourgeoisie aisée, installée à Paris. Sa mère a fait carrière dans les finances, son père a été un précepteur magique. Elle a un frère plus âgé qu'elle de deux ans. Vous avez la possibilité d'en faire une filleule des fées, que vous souhaitiez y relier les particularités de son caractère chaotique ou pas. Son Djinn peut également l'encourager dans ses débordements.

Autrement, il faut savoir que Muscarine affiche au quotidien l'outrance destructrice des personnes qui ont peur du bonheur. Pour comprendre les excès de son attitude, il est sans doute nécessaire de considérer l'immense capital chance de sa famille, qu'une improbabilité de mauvais goût a un jour réduit à zéro. Il n'est pas toujours facile de se rendre compte et de reconnaître à quel point on dramatise un événement. De surcroît, Muscarine n'a pas de propension à l'introspection. Bien sûr, il lui arrive quelquefois de songer à ce passé qu'elle ne maîtrise pas. C'est assommant et stérile – moins constructif que de se jeter contre un mur en vérité ; jamais reposant. Qu'elle ait eu la famille idéale en apparence ne lui donne pas vraiment de nostalgie – croit-elle. Elle n'y pense plus qu'avec scepticisme et décroche brusquement lorsqu'elle sent poindre l'amertume.

Il n'est ainsi plus évident de croire en sa mère qui avait eu pour elle une tendresse pudique mais sincère derrière la sévérité involontaire de ses traits ; en son père qui avait fortifié son amour, son courage et sa vertu par la constance et la générosité de son sourire ; en son frère aîné qui s'était appliqué à la rattraper au moindre de ses faux pas. Ils avaient rendu sa vie d'une simplicité et d'une transparence délicieuses. Elle se rappelle cependant n'avoir pas été en mesure de déceler immédiatement ce qui a commencé de dégrader l'ambiance familiale. À peine entrée dans l'adolescence, alors que la vie en internat de Beauxbâtons ne la protégeait pas encore, elle avait en premier lieu soupçonné son frère, dont l'humeur s'était sensiblement assombrie sans qu'elle ne sache pourquoi ; avant de s'apercevoir et d'observer au quotidien que sa mère était également changée, que sa sévérité tenait désormais plus de l'aigreur que de la retenue ; pour constater enfin, mortifiée, que la jovialité de son père n'affleurait plus qu'avec lassitude, qu'en somme on lui cachait quelque chose, qu'on lui mentait sous le couvert de sourires et de phrases vagues supposément rassurants. L'ébullition de ses nerfs ne leur a pas permis de jouer la comédie très longtemps.

Il y a deux ans, les circonstances l'ont empêchée de soupçonner son père – trop souriant, trop humble, trop sage, trop équilibré croyait-elle ; tout au contraire, il lui a fallu s'habituer à la réserve de sa mère afin de ne plus y voir d'ambiguïté, afin de ne plus douter de ses sentiments envers lui. Pourtant ce n'est pas elle qui a un jour cédé à l'attrait d'une double vie. Ce n'est pas elle qui, après avoir échoué à maintenir la cohésion de son foyer – « pour ne pas faire souffrir les enfants » – a fini par ne plus rentrer du tout, par disparaître sans avoir affronté le regard et le jugement désillusionnés de sa fille qui seule, jusqu'au bout, s'était trouvée à mille lieues de la vérité. Il n'a pas été question de tomber dans le mélodrame pour autant.
Parce qu'enfin, ce qui s'est produit demeure au fond assez banal.
C'est qu'au-delà de la fureur et de l'incompréhension, à peine tempérées par la magie distrayante de Beauxbâtons, restent l’écœurement et l'humiliation d'avoir été trahie et mise de côté, d'avoir souffert de son impuissance et de sa candeur. Muscarine peut supposer que son père a eu de bonnes raisons pour tout faire voler en éclats ; elle peut supposer qu'il existe un tas de motifs – naturels comme surnaturels – susceptibles de pousser un individu à disjoncter ; mais elle n'a pas encore la sagesse de considérer que le bonheur n'est finalement qu'un bon moment à passer. Alors elle s'empêche d'en franchir le seuil et tâche de brûler tout ce qui menace de devenir une routine rassurante pour elle.


A. Solène Paradis

► On n'est pas sérieux, quand on a dix-sept ans.


Quiconque observerait un tant soit peu leur relation s'apercevrait qu'elle est fortement déséquilibrée. Pourtant Solène et Muscarine semblent s'être bien trouvées. Elles sont de ces amies dont on dirait que rien ne peut les séparer, et c'est sans doute vrai. Solène est reposante. Elle n'est ni assez clairvoyante, ni assez indiscrète pour pratiquer la psychanalyse de qui que ce soit. Elle perçoit et comprend à peine sa propre douleur, alors comment pourrait-elle appréhender celle des autres autrement qu'à la façon d'un animal ? Chez elle, tout est instinctif. Elle éprouve le mal comme on subit un événement, et ne s'en explique jamais la cause à fond. Elle subit Muscarine de la même manière. Elle l'accepte comme une évidence, avec tous ses défauts, toutes ses contradictions, sans chercher à la changer, sans lui trouver d'excuse, et s'y brûle sans même en avoir pleinement conscience. Ensemble, elles s’oublient. Muscarine agit sur elle comme un chant de sirène. Solène, à son contact, développe une endurance aux coups bas. Néanmoins, jusqu'où pourra-t-elle l'endurer ? Toxique Muscarine. D'aucuns lui auraient déjà tourné le dos. Mais Solène, après avoir séché les larmes de douleur au coin de ses yeux, finit toujours par lui sourire. Même après ces trop nombreuses nuits, en pleine fuite au cœur du château de Chantilly, même après une chute dans des escaliers trop étroits, même après s'être faite attraper par un enseignant – avec un ticket pour les hospices en prime –, même après avoir vu Muscarine s'enfuir pour se soustraire aux punitions, sans chercher à lui venir en aide. Muscarine a ensuite une façon de lui couvrir le visage de baisers qui lui fait tout oublier, qui lisse chaque pli de colère apparu au creux de ses joues, entre ses sourcils, à ses tempes ; de la prendre dans ses bras des heures durant, à lui passer doucement les doigts dans les cheveux, sans manifester le moindre signe d'impatience, comme s'il lui était tout aussi naturel de la caresser que de la blesser. Il y a chez Muscarine une cruauté tout enfantine qui lui rappelle peut-être la fratrie qu'elle n'a plus. Et Solène est bonne pâte, oui, malléable comme de la pâte à modeler. Muscarine peut en couper un morceau pour le recoller grossièrement ensuite, en polissant la nouvelle jointure du bout des doigts. Vraiment, c'est à se demander comment le couple d'amies qu'elles forment n'a pas encore implosé. Mais Solène a des étoiles plein les yeux en écoutant Muscarine parler. Elle ne s'aperçoit pas des inquiétudes muettes de Constance à son – à leur – sujet.









L. Constance Delorme

► Le désarmement intérieur.


Au début, Muscarine ne l'a pas aimée. Elle venait tout juste de faire sa rentrée à Beauxbâtons, les nerfs encore trop éprouvés par le drame familial qui avait agité son foyer. Constance s'est retrouvée plusieurs fois sur son chemin, par hasard ; la première, pour la défendre posément auprès d'un délégué qui suggérait une heure de retenue afin de punir un petit écart ; la deuxième, pour lui donner un renseignement qu'elle n'avait même pas eu besoin de demander explicitement ; la troisième, parce qu'elles s'étaient rencontrées dans le même endroit isolé, l'une poussée par l'envie de se recueillir au calme, l'autre tirant par la cravate un camarade plus âgé... Constance n'a pas fait la moindre remarque. Constance a cette façon absolument insupportable de laisser les gens vivre sans avoir l'air de porter le moindre jugement. En somme Constance lui a d'abord semblé trop lisse, trop généreuse pour être honnête, et Muscarine à ce moment-là ne pouvait plus voir la bonté en peinture. Elle s'est énervée. Alors qu'elle aurait tout aussi bien pu rester tranquille de son côté, elle a cherché, par l'insolence qu'elle s'était composée, à fissurer ce qu'elle croyait être une carapace d'hypocrisie. Résultat ? Elle s'est douloureusement heurtée à un mur de ouate, tout fait de sourires modestes, de patience et de répartie bienveillante mêlée de drôlerie. Constance ne s'est même pas donné l'air de lui taper gentiment sur la tête. Il a fallu du temps à Muscarine pour revenir de sa profonde vexation. Et en vérité, elle se serait sans doute définitivement éloignée si elle n'avait pas – encore, toujours par hasard – découvert un lieu secret avant que l'intuition de sa camarade ne l'y ait menée à son tour. Ce n'est que quelques mois plus tard, alors qu'elle était âgée de seize ans, que Constance est revenue vers elle pour la faire entrer définitivement dans sa vie. « Les Trois mousquetaires ? » Muscarine a d'abord trouvé ça un peu niais. Puis elle s'est laissée prendre au jeu, charmée par les petits risques qu'impliquait un tel projet, et bien décidée à y ajouter sa propre patte : bouleverser ne serait-ce qu'un peu la vie trop bien réglée de Beauxbâtons est devenu l'un de ses plus grands plaisirs et, du même coup, l'une des signatures des « Trois mousquetaires » dans l'imaginaire des étudiants. Mais ne risque-t-elle pas d'aller un peu trop loin ? On sait tous après tout le rôle qu'a joué Aramis dans le sort tragique de Porthos. Constance veille. Cependant elle subit comme tout le monde le charme caustique de sa cadette, fascinée sans le montrer par son brillant esprit, mais inquiète malgré elle en considérant sa versatilité et son tempérament de saboteuse affective. Muscarine, qui n'aime pas vraiment l'ascendant que Constance a pris sur elle sans même le vouloir, a vis-à-vis d'elle le comportement d'un chat mal apprivoisé. Incorrigible, elle la provoque régulièrement, peut-être plus obstinément encore depuis qu'elle perçoit intuitivement l'appréhension de sa camarade en apparence si sereine. C'est que Muscarine a peur, sans doute. C'est qu'elle ne veut pas admettre à quel point Constance porte bien son nom, ne veut pas croire qu'elle puisse être effectivement si solide, si fiable, quand ses propres parents n'ont pas su être à la hauteur de leurs bons sentiments. Elle refuse que Constance lui fasse défaut à son tour. Alors Muscarine éprouve ses limites, pour que tout s'effondre enfin. Pour en finir avant d'être irrémédiablement déçue par une jeune fille qu'elle aime tant et qui, armée de sa patience et de sa bonté, menace chaque jour insolemment de faire surgir le meilleur d'elle-même.









M. Xavier Lartigue

► Les Beaux Dégâts.


Xavier est trop orgueilleux pour admettre que Muscarine a un jour figuré parmi ses obsessions. Il l'a remarquée dès sa première rentrée à Beauxbâtons, il y a deux ans, déjà si provocante malgré son jeune âge, le regard à la fois violent et fragile. Lui, il n'a jamais couvé personne. Il a bien essayé de savoir ce qui lui était arrivé, ce qui avait fait d'elle un trouble ambulant, par curiosité sans doute, par  gentillesse peut-être – certainement pas par amour, n'est-ce pas –, et avec la « tendresse » maladroite qui le caractérisait déjà. Elle a dû lui dire quelque chose comme « Mêle-toi de ton joli cul. » mais il a bien remarqué, derrière son sourire qui suggérait le ton de la rigolade, tout ce que ses yeux incisifs contenaient de menaces et de malédictions. Il n'aurait sans doute jamais dû lui répondre qu'elle pouvait s'en mêler aussi. Muscarine s'est infiltrée comme du sable. Xavier représente ses tout premiers émois au sein de l'académie. Il est resté spécial à ses yeux, bien malgré elle. Il fait partie de ces individus avec lesquels elle aimerait pouvoir rompre définitivement tout en souhaitant invinciblement garder la mainmise sur eux. Mais Xavier est un garçon plein de bon sens qui n'entend pas se laisser prendre au piège de l'irrationalité amoureuse. Muscarine a failli le détourner du droit chemin, le distraire de ses ambitions. Il est encore difficile de la repousser quand elle décide de ne pas le laisser travailler en paix ; difficile de ne pas la suivre dans ses escapades imprévues à Vineuil-Saint-Firmin ; difficile de ne pas entendre instinctivement son appel quand il sait qu'elle a pris le risque de s'aventurer dans la pièce stellaire en-dehors des heures de cours... Mais il se défend bien. Un peu trop bien. Et de mieux en mieux. Pire, depuis quelques temps, il lui échappe complètement. Tourmenté par ses propres problèmes familiaux, Xavier s'est repris en main. La nocivité fascinante de Muscarine lui semble bien dérisoire maintenant qu'il a été confronté à la situation absurde de sa sœur. Il lui arrive de la repousser comme on repoussait une mouche, et Muscarine se surprend à ne pas le tolérer. Elle veut découvrir ce qui se trame du côté de Xavier. Lui estime qu'il ne serait pas judicieux de la mettre au courant. Quelqu'un d'aussi imprévisible et qui n'a pas manqué une seule occasion de le saboter ruinerait assurément tous ses efforts. Pourtant, avec les nombreux atouts dont elle dispose et qu'il ne soupçonne pas pour certains, il est possible qu'elle soit en fait l'une des mieux placées pour lui venir en aide.










Un mot de l'auteur:



Coucou ! Ici Apolline ! :happy:
Si tu es arrivé.e jusque-là, c'est sans doute que l'un de nos trois mousquetaires a durablement attiré ton attention. Kev J'en suis très heureuse et j'espère de tout cœur que ces quelques lignes supplémentaires aboutiront à une inscription !

Tout d'abord, sache que l'avatar est tout à fait négociable ! J'imagine un regard perçant, mais ce n'est là qu'une suggestion et je n'ai pas d'impératif physique à proprement parler, si ce n'est celui de la jeunesse. Heart

J'ai donné les grandes lignes de la personnalité qui sont bien sûr à respecter, puisque Muscarine s'inscrit dans une dynamique de groupe bien particulière où elle représente le principal foyer de tensions. Cependant ce ne sont que les grandes lignes et tu es chaleureusement invité.e à les compléter selon ta convenance pour t'approprier pleinement le personnage. :mih:

Quant à l'histoire, je tiens particulièrement à son drame familial, sans doute très banal au fond, mais qui n'en a pas moins constitué pour elle un véritable traumatisme. À part ce point-là, tu es libre d'approfondir son passé comme bon te semble. Heart

L'histoire des Trois mousquetaires est par ailleurs une ligne directrice que tu es libre d'exploiter davantage ou non. Brille Quant aux renseignements relatifs au projet de cartographie du château de Chantilly, tu les trouveras surtout dans la fiche du scénario de Constance. N'hésite pas à la consulter ! :mih: Dans l'ensemble, nos trois mousquetaires se veulent un équivalent français des maraudeurs de Poudlard. Heart

Tu as totalement carte blanche pour le Djinn, qui peut avoir un rôle ou non dans l'attitude de Muscarine. Heart
Enfin, personne ne te demande un rythme effréné : tu peux tout à fait te "contenter" du message réglementaire par mois, ce sera déjà magnifique. Boogy Ajoutes-y une écriture un minimum soignée, et tout le monde sera conquis ! :apo:

S'il y a la moindre interrogation, n'hésite pas à me contacter par ici ou à t'adresser directement à un membre du Staff. :happy: En espérant que tu céderas à la tentation... :mih:
Djinn Jinxed


Dernière édition par C. Apolline Bellombre le Sam 7 Mai - 16:30, édité 7 fois
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Portoloins
Identité magique
- On frenchkiss des charmants -
MessageSujet: Re: Les Personnages vacants   Jeu 5 Mai - 19:42


Maxime Xavier Lartigue
feat. Jack O'Connell ou Evan Peters (modifiable)

Nom: Lartigue Prénom de naissance: Maxime Prénom d'usage: Xavier Généalogie: Ses parents sont des moldus très ouverts d'esprit. Quoiqu'ils soient issus d'un milieu plutôt modeste, ils n'en ont pas moins essayé de se consacrer à l'épanouissement de leurs enfants. Xavier est l'aîné d'une sœur de quinze ans et d'un frère de onze ans. Il ne sait absolument pas d'où lui vient son héritage magique : son arbre généalogique comporte plusieurs zones d'ombre qu'il n'a d'ailleurs pas spécialement à cœur d'éclaircir... C'est qu'il aime à se considérer comme le premier d'une longue lignée de brillants sorciers. Origines: Françaises, il est né et a grandi à Toulouse. Age: Entre 18 et 20 ans, à votre convenance. Statut: Célibataire. Etudes/Profession: Selon votre choix, GRACE, quatrième à sixième année, filière de la médecine magique.



Personnalité: Curieux – Ingénieux – Indépendant – Aventureux – Orgueilleux – Son ouverture d'esprit fait qu'il est disposé à rire de tout. Il a la raillerie facile (quelque chose à vous donner le sourire d'un type qui vient de sucer un citron) même s'il ne pense jamais à mal (sauf si vous cherchez des claques) – Bien qu'il tienne à l'indépendance de sa sœur, la colère qu'il éprouve à cause de l'injustice qu'elle a subie l'a rendu protecteur envers elle. Mais ça n'a rien de mièvre, c'est hargneux au contraire, et il ne s'apaisera pas tant que les foutues portes de Beauxbâtons ne lui seront pas enfin ouvertes – Il est du genre bourru, la tendresse est une chose qu'il ne maîtrise pas vraiment (et qu'il ne veut pas spécialement maîtriser d'ailleurs) – Il a tendance à être fasciné par ce qui révulse les gens en général, notamment les insectes (bon, pour les Acromentules, il a encore du travail à faire sur lui-même) – Il fait un peu négligé de prime abord, et sa nonchalance peut donner l'impression qu'il est paresseux. Cependant on est vite détrompé (surtout quand vient le moment de travailler en binômes) : Xavier est sans doute l'un des élèves les plus bosseurs de l'académie et ne supporte pas les lenteurs et autres défauts d'organisation – Il réagit avec la finesse d'un rhinocéros dès qu'on cherche à le rabaisser – Il écrit à sa famille chaque week-end et revient à Toulouse dès qu'il peut – Il ne manque pas une seule édition de RadioBobo pour être au courant des faits politiques (verdict ? ça pue grave)

Aspirations:

Faire en sorte que sa sœur intègre Beauxbâtons comme elle aurait dû le faire en septembre. Mais il a bien compris qu'il n'obtiendrait rien de la Directrice en hurlant et en tapant du poing – si ce n'est un renvoi. C'est pourquoi il lui faudra sans doute :

- Intéresser un professeur ayant au moins 7/10 de respectabilité à son cas et le convaincre de fléchir la Directrice dans son sens.
- Obtenir un entretien avec la Directrice – et ne pas se faire jeter dehors dans la minute.
- Et parce qu'à situation exceptionnelle, mesure exceptionnelle : négocier pour que sa sœur entre à Beauxbâtons après les vacances de printemps – il l'aiderait à rattraper son retard, dit-il. L'espoir fait vivre !

Histoire et points clés du personnage: Xavier a vu le jour et vécu à Toulouse, entre des parents modestes et discrètement aimants, ne rechignant pas à la tâche, mais soucieux de travailler à son épanouissement dans la mesure de leur disponibilité. Son éducation a fait de lui un jeune garçon ouvert d'esprit, d'un naturel indépendant, inventif et aventureux. En somme il aurait sans doute fait un parfait entomologiste si la magie ne lui était pas tombée dessus le jour de ses dix ans, et d'une façon beaucoup plus abrupte que les quelques menus accidents inexplicables survenus auparavant dans son quotidien. Ce furent les principes familiaux – autonomie, ouverture d'esprit... – qui lui permirent de se remettre du déchirement provoqué par la séparation, mais aussi les nombreux sorciers dans le même cas que lui rencontrés à la Maison Royale de Saint-Louis.

La magie l'a rendu plus sensible encore aux limites – sans cesse péniblement repoussées – du monde Moldu : elle a été pour lui un émerveillement plus qu'une menace. Ignorant par ailleurs d'où son héritage magique pouvait bien lui venir, il en a conçu une forme d'orgueil, qui ne consiste pas vraiment à rabaisser qui que ce soit, mais plutôt à se donner beaucoup de mal pour que sa légitimité ne soit jamais remise en question.

Néanmoins il fit précisément l'erreur de prendre le monde magique pour acquis. Il le partagea à travers de longs récits avec ses parents et le reste de sa fratrie. L'idée d'en faire son jardin secret ne l'avait jamais effleuré. Il y eut chez les Lartigue une curiosité sincère et une disposition à s'émerveiller par procuration qui nuancèrent heureusement les sentiments d'envie. Ce fut surtout en apprenant que sa sœur devait à son tour intégrer la Maison Royale de Saint-Louis que Xavier atteignit enfin le comble de la joie – et de la fierté. Leurs liens se resserrèrent, bien entendu, et l'enchantement de ses anecdotes redoubla lorsqu'il entra à la prestigieuse académie de Beauxbâtons. Il se voyait déjà assister à la répartition de sa sœur, la suivre dans sa découverte du château pour éprouver la réalité aux récits qu'il lui en avait faits. Malheureusement, durant l'année qui devait célébrer la rentrée de sa cadette, la Monarchie fit un retour inattendu, apportant avec elle d'incompréhensibles et injustes quotas.

Naturellement, Xavier ignore les tenants et aboutissants d'un abus qui demeure tout à fait officieux. Les premières semaines, il était encore naïvement disposé à croire qu'il s'agissait simplement d'une erreur, et madame la Directrice étant une femme terriblement occupée, comment aurait-elle pu avoir un moment à accorder à un élève qui, même par son excellent niveau, ne se démarquait pas spécialement des autres ? Mais les faits sont là : sa sœur aurait dû être scolarisée à Beauxbâtons en septembre 1970, pourtant elle ne se trouve toujours pas à ses côtés. En colère, lui ? « C'est un putain d'euphémisme. » vous dirait-il. Le monde magique ne s'est pas ouvert à lui en chamboulant complètement son existence pour se refermer du jour au lendemain sur le nez de son apprentie sorcière de sœur. Non, et d'ailleurs, la Directrice va l'entendre.
Bientôt.
Dès qu'il la verra.
Et parviendra à attirer son attention.
...


G. Mathias Bonner

► Un orage m'a fait tomber de mon nuage.


Pour Mathias, Xavier est le gars qui a l'art et la manière de se foutre dans des bordels monstres. Ils s'entendent bien et s'ils peuvent compter l'un sur l'autre jour après jour au sein de l'école et de ses méandres, Mathias ne comprend pas l'attitude de Xavier depuis cette rentrée ni son évidente amertume face aux événements politiques. Il ignore à vrai dire le micro-drame familial qui se joue au sein des Lartigue mais commence à soupçonner que son ami est confronté à quelque chose de bien plus gros que ce qu'il est mesure d'imaginer. Xavier s'est de nombreuses fois surpris à vouloir tout lui dire, alors qu'il s'est résolument promis de garder ces choses-là pour lui, de ne pas faire de vague tant qu'il ne saurait pas exactement ce qu'il en est. Il aurait précisément besoin de la capacité à relativiser dont Mathias fait preuve en toutes circonstances, mais voilà : il n'est absolument pas prêt à relativiser l'injustice dont sa sœur est victime. Il sait qu'un sourire, tout réconfortant soit-il, qu'une tape dans le dos, que la moindre tentative destinée à lui changer les idées ne contribuerait qu'à l'énerver davantage. Comme s'il avait besoin de s'indigner, comme si c'était le seul exutoire valable pour le moment. Alors il rumine intérieurement. Il fait de son mieux pour que son aigreur ne déteigne pas sur leur amitié, mais c'est de moins en moins évident. Au fond, se confier à un véritable ami est peut-être tout ce dont il a besoin.









V. Muscarine Brival

► Les Beaux Dégâts.


Xavier est trop orgueilleux pour admettre que Muscarine a un jour figuré parmi ses obsessions. Il l'a remarquée dès sa première rentrée à Beauxbâtons, il y a deux ans, déjà si provocante malgré son jeune âge, le regard à la fois violent et fragile. Lui, il n'a jamais couvé personne. Il a bien essayé de savoir ce qui lui était arrivé, ce qui avait fait d'elle un trouble ambulant, par curiosité sans doute, par  gentillesse peut-être – certainement pas par amour, n'est-ce pas –, et avec la « tendresse » maladroite qui le caractérisait déjà. Elle a dû lui dire quelque chose comme « Mêle-toi de ton joli cul. » mais il a bien remarqué, derrière son sourire qui suggérait le ton de la rigolade, tout ce que ses yeux incisifs contenaient de menaces et de malédictions. Il n'aurait sans doute jamais dû lui répondre qu'elle pouvait s'en mêler aussi. Muscarine s'est infiltrée comme du sable. Xavier représente ses tout premiers émois au sein de l'académie. Il est resté spécial à ses yeux, bien malgré elle. Il fait partie de ces individus avec lesquels elle aimerait pouvoir rompre définitivement tout en souhaitant invinciblement garder la mainmise sur eux. Mais Xavier est un garçon plein de bon sens qui n'entend pas se laisser prendre au piège de l'irrationalité amoureuse. Muscarine a failli le détourner du droit chemin, le distraire de ses ambitions. Il est encore difficile de la repousser quand elle décide de ne pas le laisser travailler en paix ; difficile de ne pas la suivre dans ses escapades imprévues à Vineuil-Saint-Firmin ; difficile de ne pas entendre instinctivement son appel quand il sait qu'elle a pris le risque de s'aventurer dans la pièce stellaire en-dehors des heures de cours... Mais il se défend bien. Un peu trop bien. Et de mieux en mieux. Pire, depuis quelques temps, il lui échappe complètement. Tourmenté par ses propres problèmes familiaux, Xavier s'est repris en main. La nocivité fascinante de Muscarine lui semble bien dérisoire maintenant qu'il a été confronté à la situation absurde de sa sœur. Il lui arrive de la repousser comme on repoussait une mouche, et Muscarine se surprend à ne pas le tolérer. Elle veut découvrir ce qui se trame du côté de Xavier. Lui estime qu'il ne serait pas judicieux de la mettre au courant. Quelqu'un d'aussi imprévisible et qui n'a pas manqué une seule occasion de le saboter ruinerait assurément tous ses efforts. Pourtant, avec les nombreux atouts dont elle dispose et qu'il ne soupçonne pas pour certains, il est possible qu'elle soit en fait l'une des mieux placées pour lui venir en aide.









C. Apolline Bellombre

► Professeur de Sociologie Sorcière et Moldue et Directrice des Fons. Accessoirement Je-m'en-foutiste chronique.


Elle sait. En tout cas, il la soupçonne de savoir. Tout à fait par hasard, d'ailleurs, à cause d'une bêtise qu'il a commise le jour de la rentrée. Comme elle avait l'air avenant, et qu'il était inquiet de ne pas avoir aperçu sa sœur parmi les nouveaux élèves lors de la cérémonie de répartition, il l'a approchée, elle plutôt que les autres, pour lui demander sottement si tous les carrosses étaient bel et bien arrivés jusqu'au château. Elle n'a eu qu'un sourire et un mot réconfortants, l'invitant à attendre les derniers jours de la semaine précédant la rentrée officielle. Depuis elle a sans doute remarqué que les traits de Xavier ne se sont pas apaisés. Elle ne l'a jamais abordé cependant. Il ne peut s'empêcher de la regarder un peu de travers quand il la croise dans les couloirs, parce qu'elle a beau être gentille et avoir un peu d'influence au sein de l'école, il se dit que, concrètement, elle semble tout de même avoir du mal à ne pas s'en foutre. Par conséquent il ne sait pas s'il doit la solliciter. Il craint qu'elle ne soit beaucoup trop détachée pour être en mesure de défendre son cas et obtenir des renseignements auprès de la Directrice. Peut-être doit-il essayer de l'atteindre à travers son insupportable nièce ?










Un mot de l'auteur:



Coucou ! Ici Apolline ! :happy:
Si tu es arrivé.e jusque-là, c'est sans doute que ce charmant Xavier a durablement attiré ton attention. Kev J'en suis très heureuse et j'espère de tout cœur que ces quelques lignes supplémentaires aboutiront à une inscription !

Tout d'abord, sache que l'avatar est tout à fait négociable ! Jack O'Connell et Evan Peters sont tout particulièrement chers à mes yeux mais de nombreuses autres célébrités colleraient parfaitement au personnage de Xavier. Heart

Les grandes lignes de la personnalité sont susceptibles d'être modifiées dans une certaine mesure : tu n'es pas forcé.e de faire de Xavier un aventureux, par exemple, ou quelqu'un de spécialement créatif. Par contre, son côté bosseur, indépendant et bourru me semble primordial, notamment dans son lien avec Muscarine : a priori, il n'a pas le potentiel d'un pathétique amoureux transi. Moh

Quant à l'histoire, l'injustice subie par sa sœur constitue bien sûr l'un des piliers du personnage. À part ce point-là, tu es libre d'approfondir son passé comme bon te semble. Heart

Tu as totalement carte blanche pour le Djinn. Heart
Enfin, personne ne te demande un rythme effréné : tu peux tout à fait te "contenter" du message réglementaire par mois, ce sera déjà magnifique. Boogy Ajoutes-y une écriture un minimum soignée, et tout le monde sera conquis ! :apo:

S'il y a la moindre interrogation, n'hésite pas à me contacter par ici ou à t'adresser directement à un membre du Staff. :happy: En espérant que tu céderas à la tentation... :mih:
Djinn Jinxed
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MessageSujet: Re: Les Personnages vacants   Sam 7 Mai - 18:57

Apo, tu peux toujours écrire un lien pour Sophie ? Heart


AUX BAISERS QU'ON N'OSA PAS PRENDRE
A la compagne de voyage dont les yeux, charmant paysage, font paraître court le chemin qu'on est seul, peut-être, à comprendre et qu'on laisse pourtant descendre sans avoir effleuré la main. A celles qui sont déjà prises et qui, vivant des heures grises près d'un être trop différent, vous ont, inutile folie, laissé voir la mélancolie d'un avenir désespérant.
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MessageSujet: Re: Les Personnages vacants   Sam 7 Mai - 19:19

Je viens juste de le terminer mdr

Citation :
En apercevant Mahaut pour la première fois, Sophie n'a pas été la dupe de son minois grognon. Elle a su reconnaître la nervosité, le malaise propre aux premières années complètement perdues dans le vaste château de Chantilly. C'est dans un couloir, peu avant un cours d'Arts des potions, qu'elles se sont véritablement rencontrées. Mahaut était assise à même le sol, entre ses parchemins épars, à terminer un exercice à la dernière minute, les sourcils froncés par l'agacement que lui causait sa propre ignorance. Sophie, après s'être approchée discrètement et avoir regardé par-dessus son épaule avec bienveillance, lui a gentiment soufflé l'ingrédient manquant à l'une des compositions que le professeur leur avait demandé de compléter. Mahaut a levé vers elle une moue de chaton qui n'a pas l'intention de se laisser apprivoiser, et c'est ainsi que tout a commencé. Elle ne sait pas trop comment interpréter la bonté si reposante, si fortifiante de Sophie. Entre ces murs, où l'excellence peut motiver les comportements rapaces, une telle gratuité est-elle réellement possible ? En attendant d'être tout à fait convaincue, Mahaut persiste à se renfrogner dès que Sophie lui propose généreusement son aide.

Heart
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MessageSujet: Re: Les Personnages vacants   Sam 7 Mai - 19:45

Merci Pelle


AUX BAISERS QU'ON N'OSA PAS PRENDRE
A la compagne de voyage dont les yeux, charmant paysage, font paraître court le chemin qu'on est seul, peut-être, à comprendre et qu'on laisse pourtant descendre sans avoir effleuré la main. A celles qui sont déjà prises et qui, vivant des heures grises près d'un être trop différent, vous ont, inutile folie, laissé voir la mélancolie d'un avenir désespérant.
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MessageSujet: Re: Les Personnages vacants   

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Les Personnages vacants

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