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 Histoire de France Posté

- Contre nous de la tyrannie, la baguette sanglante est levée -
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Lambert T. de Clermont
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Portoloins
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MessageSujet: Histoire de France Posté   Dim 17 Avr - 17:46


Histoire de France Sorcière
On vante les temps passés, parce que l'imagination se nourrit de regret comme d'espérance

Antiquité
Il est difficile de dater les premières relations qu'entretinrent les sorciers et les djinns même si de de lourds grimoires racontent qu'avant la naissance du Christ, le peuple celte pratiquait des rites dits d'invocation leur permettant de communiquer avec l'outre monde, le Sidh, dans la mythologie. Les intercesseurs sont alors appelés druides et possèdent une autorité cultuelle et religieuse. Personnages d'influence, ils sont respectés par la communauté et le chef, qui en fait ses principaux conseillers. L'éducation leur est également confiée et se prolonge pour les pupilles disposant des capacités pour communiquer avec les dieux, comme on les appelle alors encore. Les jeunes sorciers reçoivent un enseignement d'une vingtaine d'années qui leur permettra de devenir à leur tour druides  et d'invoquer pour eux-mêmes ces entités surnaturelles.
Cette longue tradition touche à sa fin lors de la conquête romaine menée par César pendant le Ier siècle avant J-C. La grande Guerre des Gaules voit le peuple se soumettre à l'autorité du sénateur latin en même temps qu'un de leurs chefs, Vercingétorix. Il leur faut à peine un siècle pour bouleverser les mœurs et installer une administration semblable au modèle latin ; Les peuples sont ainsi réunis sous l'appellation gaulois et les druides, eux, subissent la méfiance et le rejet de leurs nouveaux maîtres. Des sorciers, avec des pouvoirs, dotés en plus d'une autorité villageoise marquée ? L'Empire romain ne tarde pas à interdire les cultes barbares et les invocations aux divinités, muselant définitivement la parole de ces prêtres. Définitivement ? Bien sûr que non. La transmission se poursuit, de manière cachée, et la fierté d'être différent, d'être élu pour certains, permet aux sorciers de prospérer et de garder une certaine mainmise sur les grands de leur monde.


Le Moyen-Âge
A la chute de l'Empire romain d'Occident, la Gaule est éclatée en centaines de morceaux de terre que l'on appellera seigneuries. Les chefs, souvent militaires, règnent sur leur lopin et pratiquent le servage sur les populations rurales. Parmi ces seigneurs, des sorciers, adoubés chevaliers pour leurs exploits militaires. A cette époque, moldus et magiciens vivent en harmonie même si les derniers commencent à cacher leurs facultés et que les premiers sont envahis par la superstition. La chrétienté, qui se déploie sur le territoire tout au long de la période, nourrit cette crainte et cette peur qui n'empêchent cependant pas le peuple de faire appel aux sorciers pour soigner des maladies ou aider aux accouchements.
A cette époque, le pouvoir royal se centralise et gagne en puissance. En effet, du IX au XIVe siècle, la Monarchie se dote d'une administration qui englobe tout le territoire royal et contraint les seigneurs à se plier d'avantage à l'autorité du souverain. Cependant, si le pouvoir appartient longtemps à une dynastie moldue, c'est sur la tête des Valois, maison sorcière, que la couronne se pose en 1328. Aux mêmes instants, les châteaux fleurissent sur le territoire, permettant aux seigneurs de montrer leur légitimité autrement que par le sang. Le faste règne aussi bien dans les vêtements que dans les assiettes et ce aux quatre coins du pays. Les palais des Valois sont néanmoins les plus remarquables comme celui des ducs pour Philippe le Hardi ou le château de Mehun-sur-Yèvre pour Jean de Berry. Les sorciers français cherchent ainsi à mettre en avant la virtuosité de leurs bâtisseurs et l'architecture obtient ses lettres de noblesse, lettres qu'elle détient encore aujourd'hui.


La Renaissance
Avec le règne du roi sorcier François Ier, une ère nouvelle commence appelée communément Renaissance. La cour se remplit des plus honorables artistes et penseurs pour faire étinceler le bijou France dans toute l'Europe. Le souverain s'entoure par exemple de Léonard de Vinci ou de Nicolas Flamel qui réalisent, grâce au mécénat royal, leurs principales recherches et oeuvres. Le siècle et fastueux et le roi réussit à établir une atmosphère pacique en favorisant aussi bien ses sujets moldus que sorciers. Les Montmorency, amis de la maison des Valois, lancent la construction de ce qui sera la Première Académie de Sorcellerie en France : Chantilly. Elle a alors pour objectif de former une élite de sorciers bien nés grâce à des enseignements nobles comme la pratique de la magie, les arts, la politique, le polo ailé et la médiation djinn-sorcier.
Bien que la répression des sorciers soit prohibée en France par l'Eglise à partir du règne des Valois, la peur et la superstition refont surface après la parution en 1486 du Malleus Maleficarum par Heinrich Kramer et Jacques Sprenger. Ce livre, le Marteau des Sorcières, lance une vague de persécutions dans toute l'Europe alors que des doutes sur la qualité sang des Valois émergent. Et si la mort du souverain Henri II, un stupide accident de tournoi, avait une toute autre cause ? Et si son épouse, intrigante, composait avec le diable ? Alors que les chaumières brûlent dans les campagnes, le sang coule à Paris. En 1572, la Reine Catherine de Médicis est affublée du titre de Veuve Noire et accusée d'avoir commandité le massacre de la Saint-Barthélémy, déguisant sa peur des moldus par une aversion des protestants. Les spécialistes sorciers s'entendent néanmoins sur le fait que, si la régente n'est en rien responsable de ces assassinats, son djinn lui est venu en aide quitte à tuer pour la défendre. Le dernier Valois régnant, Henri III, son fils, confie par la suite, quelques jours avant son assassinat, le pouvoir royal au moldu Henri de Navarre, futur Henri IV, qui lui promet de mettre fin aux troubles religieux et sorcier-moldu.


La Monarchie Absolue
La lutte pour la cohabitation est longue et c'est à l'aide de tracts, d'édits et d'affiches que la paix s'installe. Si les sorciers des villages pratiquent toujours leur art en cachette, il n'est plus question de peur ou de méfiance. Ils sont correctement intégrés à la vie rurale et reçoivent de nouveau des voisins malades ou habitantes enceintes. Les élites sorcières, elles, s'éloignent du pouvoir pour retourner à leurs domaines, la vie y étant plus paisible. La majorité refuse de participer à la Fronde qui oppose le pouvoir royal aux princes territoriaux, préférant se diviser en deux clans distincts : les Languedociens et les Alliés. Ces différents partis se disputent en effet le contrôle des Pyrénées après la mort  d'Enée III en 1653. Le conflit donne lieu à la Bataille de Vignemale où djinns et sorciers s'affrontèrent férocement pendant treize jours. A l'issu du conflit, on dénombre trois centre quatorze sorciers morts, tous statuts confondus.
Au XVIIe siècle, la cour de Versailles est flamboyante. Le roi a réussi à unifier la France sous une monarchie absolue. Cependant, un autre domaine attire les sorciers du royaume : le château de Saint-Cloud dont le propriétaire n'est autre que Monsieur, frère de Louis XIV et né-moldu de surcroît. Cadet jalousé par le souverain, il obtient assez peu de grâces de sa part et se contente donc d'organiser ses propres fêtes et d'accueillir lui-même des artistes dans son domaine. Le château, aujourd'hui détruit, voit naître également la progéniture de Monsieur qui fondera alors la maison des d'Orléans. A la mort du prince, le roi Soleil tente de s'attirer la sympathie de cette population trop longtemps négligée en finançant avec l'aide de sa seconde épouse, Madame de Maintenon, la Maison Royale de Saint-Louis en 1719. Ce domaine accueille alors les jeunes sorcières nobles désargentées ou orphelines dont les familles ne peuvent pas financer des études qui se font normalement, pour la gente féminine, à domicile, avec une gouvernante. Dix ans après sa fondation, la Maison accueille des femmes lettrées qui souhaitent poursuivre leur apprentissage magique selon le modèle de Chantilly pour les garçons. Les cours sont alors dispensés par des femmes.


La Révolution ou un ordre nouveau
Si les caisses de la France se vident et que la figure royale pâlit, la situation financière du peuple sorcier, placé par le souverain sous la protection du nouveau duc d'Orléans, s'améliore. En effet, le prince accueille à sa cour l'alchimiste Nicolas Flamel dont les découvertes sont pour le moins étonnantes ; il amasse une fortune; semble-t-il, tombée du ciel qu'il redistribue par la suite aux sorciers de toutes conditions confondues. Cela permet aux plus téméraires de se lancer dans le commerce. Après des dépenses exagérées, le duc vend Saint-Cloud en 1784 aux beaux yeux de Marie-Antoinette et encourage par ce geste la réunion des sorciers à Paris, au Palais Royal. Les dettes du duc le poussent à y installer les marchands et à y louer des appartements. En 1787, le Cirque du Palais royal, construit dans les jardins, devient le plus grand terrain de polo ailé de France. La propriété est alors le centre du commerce de  la capitale.
La Révolution française, bien que cognant violemment aux portes des sorciers, ne les réveille pas. La plupart sont convaincus que leur sort n'évoluera pas, même s'il  change de main. Ils ont fini par s'accommoder de cette situation d'éternels seconds au profit de la paix. Or, en 1793, le duc d'Orléans est guillotiné, un choc qui secouera la communauté sorcière. De plus, la Constitution de la Première République de la même année évite d'aborder la condition des sorciers. Qui sont-ils donc s'ils ne peuvent être citoyens ? Si certaines familles fuient à l'étrangers, les autres s'organisent pour écrire leur propre Constitution et former ainsi une Monarchie Parlementaire qui ne sera finalement jamais mise en place. Napoléon Bonaparte vient de se frayer un passage dans la politique moldue en 1799 ; Le demi-nain devient empereur et rassure les sorciers en les intégrant aux citoyens et à la vie politique. Quelques décennies plus tard, c'est le duc d'Orléans, Louis-Philippe qui permet à la communauté d'apparaître sur la scène internationale grâce à des missions politiques et étrangères. Son règne se termine par une Révolution qui encouragera les sorciers à se séparer définitivement des institutions moldues.


La République Sorcière
En 1848, les sorciers mettent finalement en place la Constitution qu'ils tardaient tant à concrétiser.  S'il ne s'agit plus d'une monarchie parlementaire, ils s'en remettent à sept grands directeurs élus par suffrage direct qui choisissent à leur tour le Directeur Principal, Jean Dumangeon. Leur politique porte beaucoup sur les relations internationales, notamment avec la Suisse, le Portugal et l'Angleterre. En 1883, l'Affaire du Général Porte met en danger le Directorat après que celui-ci ait soudoyé ses électeurs et tenté un coup d'Etat. Le système est repensé pour que la corruption n'existe plus ou peu et le peuple devient le seul à pouvoir élire le Président. La Première République naît en 1887. C'est à cette période, à la fin du XIXe siècle, que Chantilly se restructure. Les élèves de la Maison Royale de Saint-Louis, fermée en 1793, sont envoyées en Picardie après avoir vécu au Prieuré des Gaules pendant près d'un siècle. L'enseignement est mixte en 1892. Les enfants non-nobles sont quant à eux acceptés dans l'école en 1899 après que le château ait fait les aménagements nécessaires pour accueillir cette nouvelle population.
Le XXe siècle est une période sombre, aussi bien pour les moldus que pour les sorciers. Néanmoins, elle permet de resserrer leurs liens fraternels grâce à un soutien spontané pendant les crises. En effet, alors que Les Guerres Mondiales saccagent le territoire et la population moldue, la Peur imprimée force les sorciers à se cacher auprès de leurs voisins sans pouvoirs. Véritable fléau qui s'installe de 1926 à 1933, cette Peur, inaugurée par l'attentat du Cirque du Palais royal le 27 mai, conduit aux meurtres de centaines de sorciers. Yves Servat, journaliste d'investigation à l'ambition démesurée, réclame des faveurs à l'Etat ou aux grandes familles pour son journal et sa personne qui, si elles sont refusées, déclenche des catastrophes. Il s'entoure pour cela de mécontents à qui il promet la réussite s'ils exécutent ses ordres, et fonde la Société secrète du Divin. Les murs se dotent d'oreilles et tout devient objet de chantage. Un prénom naturel qui tombe entre les mains de Servat ? Un pot de vin mal dissimulé au gouvernement ? L'investigateur sait tout et fait chanter ses victimes qui, si elles refusent de collaborer, voient leur réputation étranglée dans son journal ou la mort toquer à leur porte. Le maître-chanteur est finalement identifié en 1933 et exécuté pour ses meurtres. La Société secrète du Divin est quant à elle mise à sac en 1936.
La République sorcière tient bon et ne se doute pas un seul instant que c'est un événement extérieur qui la perdra : un dénommé Voldemort déclenche une guerre contre les impurs au Royaume-Uni et la peur se déploie dans le pays voisin. Voyant que le mouvement prend de l'importance dans toute l'Europe, le président décide de sacrifier sa politique pour sauver son peuple : il vote pour un retour à la Monarchie avec à sa tête une personne de sang pur et bleu qui donnera l'illusion d'une France déjà soumise à l'autorité des vrais sorciers ; un descendant des Valois, longtemps oublié et retiré avec sa famille dans un hameau de Bretagne, est élu roi et prend le nom d'Henri VI, dit le Borgne prince des sorciers français. La politique se durcit et les avancées libérales ou républicaines sont volontairement oubliées.
Djinn Jinxed


AUX BAISERS QU'ON N'OSA PAS PRENDRE
A la compagne de voyage dont les yeux, charmant paysage, font paraître court le chemin qu'on est seul, peut-être, à comprendre et qu'on laisse pourtant descendre sans avoir effleuré la main. A celles qui sont déjà prises et qui, vivant des heures grises près d'un être trop différent, vous ont, inutile folie, laissé voir la mélancolie d'un avenir désespérant.
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- Marchons, marchons ! Qu'un sang impur abreuve nos sillons ! -
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